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Le sens de la collectivité et de l'action

Écrit par Ruggero Di Giovanna. Publié dans Homme social

Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu. Il lui dit:
«Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ».
Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l'une des portes et permit au saint homme de regarder à l'intérieur.
Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.
Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux.
Le saint homme saliva d'envie. Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides et malades.
Elles avaient toutes l'air affamées. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillerée.
Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères dans leur bouche.
Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.
Dieu dit : « Tu viens de voir l'enfer ».
Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte.
Dieu l'ouvrit. La scène que vit le saint homme était identique à la précédente.
Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver le saint homme.
Les personnes autour de la table étaient également équipées des cuillères aux longs manches.
Cette fois, cependant, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant.
Le saint homme dit à Dieu : « Je ne comprends pas ! »
«C'est simple, répondit Dieu. Ils ont appris à se nourrir les uns les autres tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes ... cela fait toute la différence... »
 
Nos pensées, aussi bonnes soient-elles, sont faussent perles jusqu'à qu'elles ne soient converties en actions

 

Gandhi n'était certainement pas un saint, mais il faut lui donner très bien raison d'avoir parfaitement mis en œuvre ce bel concept. La parabole exprime vraisemblablement la réalité c'est à dire le fait que tout le monde pense à soi-même malgré il ait tout le nécessaire pour faire bien vivre les autres et au même temps recevoir à son tour les bénéfices. Par contre ce dont il reste silencieux est la raison pour laquelle les individus dans l'enfer se comportent de cette manière, ce qui est l'élément le plus important. La psychologie a depuis longtemps enseigné que mener des actions sans croire à ce qui les soutient rationnellement conduit souvent à des résultats indésirables dans la pratique et divers problèmes psychologiques difficiles à éradiquer. Chez les personnes qui ont peu de sens religieux (qui n'a rien à voir avec les Églises et les Institutions religieuses telles) ce genre d'histoires et d'autres sujets visant à modifier le caractère de chacun à travers les mythes, les légendes et, surtout, les symboles, n'est pas convaincant. La seule façon de faire comprendre que le sens de la fraternité (non franc-maçonnique) est l'un des rares éléments qui pourrait conduire l'humanité à un état de bien-être général est celle-ci de faire mûrir directement dans la psychologie même de la personne les motivations qui justifient une telle façon de penser. C'est précisément l'absence d'une bonne éthique qui conduit à un manque de sens de la collectivité. C'est un processus qui doit avoir lieu en nous-mêmes et est principalement du à nos actions que l'idée se répand et se propage. C'est ça la raison pour laquelle j'ai placé cette expression-là à la fin de l'histoire: si nous voulons que tous prolongent leur cuillère aux autres il faut d'abord qu'eux l'observent faire à nous-mêmes. Il est également bon qu'ils constatent que notre approche conduit à un véritable bien-être, qui manque parfois, entre autres raisons, parce que les actions ne sont pas les bonnes, même si elles peuvent être masquées par des termes d'effet tels que l'altruisme, la solidarité et la charité. La vision du paradis est presque toujours assombrie sous nos yeux de façon que nous ne pouvons pas dire si les actions entreprises effectivement conduisent à du bien ou non. Pour éviter cela, tout d'abord, il faut éviter la superficialité et, en particulier, les sentiers de la pensée sur lesquelles nous nous mettons en file d'attente, car apparemment semblent juste, mais on n'enquête pas sur leur véritable raison d'être. Deuxièmement, nous devons étudier notre esprit, enquêter sur notre Moi et rechercher au moins un état de neutralité absolue soit sur le monde physique que pour l'univers philosophique et intellectuel, de laquelle ensuite construire une bon état d'esprit intellectuel qui va nous guider dans la meilleure façon dans le choix de notre Destin et dont les émotions et les sentiments maintenant ouvertes à notre la plus pure critique puissent nous donner une indication on se trouve sur la bonne voie ou moins. En tous cas c'est toujours l'action qui nous montrera le jugement final sur les aspects positifs de notre Voie.

 

Ruggero Di Giovanna

 

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